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Les 10 losers d'Afrique en 2012

Il est de bon ton de désigner les champions de chaque année qui s’achève. Et les losers, alors ?

Texte et dessin inédits de Damien Glez pour notre partenaire Slate Afrique, publié le 4 janvier 2013

À chaque clôture d’année calendaire, on pourrait classer les classements des personnalités en vue à l’issue des 31.536.000 dernières secondes. En haut du top des tops les plus prestigieux se trouve le magazine américain Time qui couronne cette année (encore) Barack Obama. Le Kenya paternel du président réélu peut se réjouir…

Mais le titre d’homme de l’année est-il toujours signe de grande valeur, quand on sait que le même Time, en 1938, désignait Adolf Hitler ? Et quand on découvre qu’un collège de journalistes canadiens a "auréolé" Luka Rocco Magnotta comme personnalité médiatique de 2012. Luka Rocco Magnotta ? L’ex-acteur pornographique accusé d’avoir assassiné et démembré l’étudiant chinois Lin Jun…

Et puisque ces hits parades annuels ne sont pas que des concours de popularité, attardons-nous sur les flops individuels de l’année. En Afrique, le top ten des losers 2012 pourrait être le suivant.

10e – Kgalema Motlanthe. À refuser d’être tête de rat, on perd sa place de queue de lion. Si l’actuel vice-président de l’Afrique du Sud a dîné au sommet de l’Etat en tant que président par intérim de septembre 2008 à mai 2009, sa carrière vient de faire “pschit” au dernier congrès de l’ANC. En défiant sans succès Jacob Zuma dans la course à la présidence du parti, Motlanthe a commis un "suicide politique" qui profite à Cyril Ramaphosa, nouveau vice-président de la formation.

9e – Omar el-Béchir. S’il est toujours en place, malgré la perte d’une partie de son territoire et quelques manifestations du type "dégage !", le président soudanais, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale internationale, vient d’être désigné actuel deuxième plus grand tyran de la planète après Kim Jong-un. Critères retenus par le trimestriel américain World Policy Journal : le nombre d’années au pouvoir, le pourcentage du PIB consacré aux dépenses militaires, le taux de population carcérale ou encore les pressions exercées sur la presse.

8e – Hissène Habré. Autre victime potentielle de la Justice, il pensait couler des jours sénégalais heureux ad vitam æternam. Mais le 19 décembre dernier, l’Assemblée nationale du Sénégal votait une loi ouvrant la voie à un éventuel procès pour crimes contre l’humanité.

Pour la suite de ce top 10, rendez-vous sur Slate Afrique...
 

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