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Les jeunes ivoiriens, prisonniers du désespoir et de la violence

En Afrique, le chômage des jeunes n'est pas la priorité des dirigeants. En Côte d’Ivoire, par exemple, ces dernières années ont donné une désagréable impression de banalisation du chômage. Pire, il a été utilisé et instrumentalisé à des fins politiques, en faisant fi des conséquences éventuelles.

Par Macaire Dagry, pour notre top partenaire Slate Afrique, publié le 3 décembre 2012

Dans tous les pays du monde, le chômage des jeunes constitue une véritable préoccupation pour les dirigeants politiques qui savent à quel point cette contrariante réalité peut leur être fatale. Face au désespoir de ces jeunes chômeurs, souvent de très longue durée, en dépit de nombreux diplômes universitaires, de multiples initiatives sont prises dans les pays occidentaux pour apporter des solutions durables à ce phénomène de société qui s’amplifie de plus en plus.

En Afrique, particulièrement, où le taux de chômage est très élevé, le désespoir de ces jeunes chômeurs, diplômés ou non, est désormais une banalité, comme tant d’autres auxquelles on ne fait plus vraiment attention. En Côte d’Ivoire, par exemple, ces dernières années ont donné une désagréable impression de banalisation du chômage, en général. Pire, il a été utilisé et instrumentalisé à des fins politiques, en faisant fi des conséquences éventuelles.

Instrumentalisation de la jeunesse
Il était donc normal que ces jeunes, emprisonnés dans le désespoir, la frustration, la perte de l’estime de soi, et confrontés aux incertitudes de l’avenir fragilisés psychiquement, cèdent aux appels à la violence et à la haine. Cette fragilité psychologique les rendait, de fait, vulnérables, influençables et perméables à toutes sortes de discours qui leur donnaient le sentiment d’exister à travers des actions de violences en lieu et place d’un emploi, d’un stage ou d’une formation mieux adaptée aux besoins du marché de l’emploi. On leur proposait des armes de guerre et l’affrontement, dans la destruction entre jeunes de différents partis politiques, ethnies ou religions.

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