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"Je suis prêt à rentrer à la maison, mais la paix ne revient pas"

Aujourd’hui au crépuscule de sa vie, Paul Mirurumu pleure la perte de ses proches. Ce Congolais âgé de 92 ans vit reclus dans un camp accueillant des personnes déplacées, persuadé qu’il ne reverra plus jamais son village natal dans la province du Nord-Kivu, en RDC.

Par notre top partenaire, Le Congolais, publié le 9 novembre 2012.

Il fait partie des dizaines de milliers de personnes âgées vulnérables qui ont été déracinées par le conflit continuant à dévaster l’est de la RDC, malgré un accord de paix formel signé en 2003 et une trêve dans l’est au début de l’année 2009.

Ces personnes nécessitent une attention particulière de la part du HCR, notamment quand elles sont seules et qu’elles ont des besoins spécifiques. Beaucoup ont des problèmes de santé ou ont besoin d’aide pour subvenir à leurs besoins. Elles sont par ailleurs souvent victimes de discrimination, de la part de personnes considérant les personnes âgées comme un fardeau. De plus, les femmes âgées sont dans l’incapacité de se protéger et elles sont parfois victimes de violences sexuelles.

Paul s’est confié à l’un de ses rares visiteurs, Céline Schmitt du HCR. Lors de sa naissance, son pays était alors une colonie connue sous le nom de Congo belge. Ses 40 premières années se sont déroulées dans un climat relativement pacifique dans l’histoire du pays. Toutefois l’indépendance en 1960 a marqué le début d’une période de violence sécessionniste. L’Est, riche en ressources et rebaptisé Zaïre, a été détruit par la guerre vers la fin du régime du président Mobutu Sese Soko qui a duré entre 1965 et 1997.

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