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#IGF : Internet plus accessible pour l'@frique

Pendant le 7e Forum sur la gouvernance de l’Internet (IGF) qui a eu lieu début novembre à Bakou, en Azerbaïjan, militants, techniciens et membres de gouvernements du monde entier ont discuté des voies possibles pour la démocratisation du cyberespace. L’Afrique ne fut pas oubliée.

"Accessibilité, plus d’Africains utilisant Internet et qui se l’approprient pour qu’il soit durable — économiquement, socialement, politiquement et même culturement." Telle était la demande d’Alice Munyua concernant les besoins africains en matière d’Internet.

Munyua, qui dirigeait l’IGF l’année dernière à Nairobi, n’était pas la seule à demander plus d’accessibilité. Abdullai Kamara, coordinateur de l’IGF au Liberia, était venu à Bakou pour lancé un kit sur la gouvernance d’Internet. Dans son pays, il voit combien une grande partie de la société ne profite pas d’Internet et comment seule un élite est active sur la toile.

Passer à l'action
"Ils passent à côté de beaucoup de choses", dit-il en référence à ceux qui ne sont pas en ligne. "Il y a beaucoup de discussions politiques sur le réseau en ce moment." Le groupe de discussion du Liberia sur Facebook a presque 50 000 membres, avec une majorité vivant dans des zones urbaines ou à l’étranger. "Nos familles et nos amis dans les zones rurales n’ont pas accès à Internet. Nous devons arranger ça."

Nnenna Nwakanma, une militante de l’open source basée en Côte d’Ivoire, souligne elle la nécessité d’être proactif. "Nous en avons assez de toutes ces discussions. Nous voulons que les paroles deviennent des actes, spécialement pour les pays en développement", a-t-elle clamé. "Nous voulons passer d’un forum de parleurs à un forum d’agents, de mots à l’action, de déclarations aux résultats."